Dans la vie de chacun, le mental est une véritable dominante prenant le relais dans un moment nécessitant de faire preuve de sang-froid ou de lucidité, mais également lorsqu’un doute vient à survenir. Tout comme le corps, qui est entraîné afin d’être bien dans sa peau ou d’être plus performant, le mental se travaille également. Entraîner son mental revient à se renforcer pour pouvoir « assurer », peu importe les situations. Et afin d’obtenir des résultats probant, il est nécessaire de comprendre les différents processus psychologiques menant à la réussite ainsi que tous les éléments pouvant comporter un frein à la performance.

Dans la préparation mentale, plusieurs techniques sont utilisées. Ces techniques ont pour but de préparer une personne à un évènement afin qu’elle puisse être à 110 % lorsque le moment arrive.

Un athlète, c’est un corps et un esprit. Pour durer et être au top pendant la compétition, le champion doit entraîner les deux.

Lors d’une compétition sportive, la première place sera acquise par la personne, dont les stratégies mentales sont les plus efficaces même à conditions physiques égales des participants. C’est pour cette raison que les sportifs de haut niveau ont recours aux techniques de préparation mentale. Leur but étant à la fois d’améliorer leur potentiel et de sortir vainqueur là où il est question d’une seule place, celle qui demande une motivation titanesque, un niveau d’entraînement physique des plus élevés et un mental ultra puissant.

D’après la pyramide de performance, comprenant 4 grands points, la préparation mentale brigue la première place devant la préparation tactique et la préparation technique, tandis que la préparation physique se situe à la base. D’ailleurs, plus de 50 % des entraineurs indiquent que la moitié de la performance d’un sportif, quel qu’il soit, est due au mental. Si l’entraineur a pour rôle de mettre en condition son joueur/athlète/combattant tout en réalisant un travail psychologique afin de le « booster », le préparateur mental lui permet d’avoir les bons outils en main pour optimiser son potentiel surtout dans le cas où il fait face à des blocages.

Quelques techniques pour performer

1. La relaxation C’est le classique des classiques. Il s’agit de se concentrer sur sa respiration qui devient plus profonde, plus ressentie. Cela agit sur tout le métabolisme qui se met au ralenti et a une influence sur la tension des muscles et les ondes cervicales. Idéal pour évacuer le stress!

2. Le training autogène C’est une autre manière de se relaxer basée sur l’autosuggestion. On se focalise par exemple sur un membre du corps qui devient lourd ou chaud… Les athlètes l’apprécient pour son aspect moins passif.

3. La sophrologie C’est une forme de relaxation mentale, plus utilisée par les coaches que par les psychologues, qui s’appuie sur des exercices de respiration et de gestion de la pensée. C’est un outil très efficace contre le stress et la douleur.

4. La visualisation Très fréquemment employée, la visualisation consiste à imaginer mentalement son activité. A revivre, par exemple, l’événement positif d’une victoire. Ou à mobiliser ses sens pour prévisualiser une expérience qui se déroulera dans le futur.

5. L’hypnose Cet état de conscience particulier, provoqué par la suggestion, permet d’agir sur les images mentales, la concentration et sur les pensées internes qui peuvent parasiter le sportif.

6. La fixation de but On planifie à l’avance l’effort qui sera consenti, les stratégies pour y parvenir ainsi que l’attention qui sera requise.

Hypnose et imagerie mentale :

La préparation mentale pratiqué en hypnose a pour principal objectif d’améliorer les performances d’une personne. Mais cela peut également concerner la régulation du niveau de facilitation et d’activation de la récupération mentale et physique, la facilitation de l’apprentissage technique d’un geste et gagné en automatisme, de supprimer les éléments qui perturbent la psychologie du sportif, le développement de la motivation, l’augmentation de la confiance en soi, la gestion du stress ainsi que de lutter contre la peur de l’échec et de l’anxiété, la fixation d’objectifs difficiles mais réalistes et le développement de l’ensemble des habiletés mentales. Etant donné que les perceptions sensorielles sont plus accrues sous hypnose, le fait de travailler sur l’exécution parfaite d’un geste ou d’une technique, induit une amélioration notable.

Exemple en Formule 1:

Michael Schumacher se mettait dans cet état hypnotique avant une course afin d’être concentré de manière optimale. La moindre erreur en Formule 1 peut être critique. Les exercices d’auto hypnose permettent ainsi d’agir sur son état émotionnel et sur sa concentration afin de se mettre « dans sa bulle ». Cette illustration montre la pertinence d’utiliser l’hypnose dans le sport selon les contextes.

L’ancrage :

Enfin, une autre utilisation de l’hypnose peut être celle de l’ancrage. Certains praticiens en PNL utilisent également cette méthode pour permettre à un sportif de garder en mémoire un mot, un geste ou une image dont l’évocation ou la mise en œuvre induisent un état mental prédéfini.

Ex : un golfeur qui souhaite se sentir serein et détendu avant un swing. Il aura ancré la sensation du geste parfait en la reliant au mot « zen » et à l’image de la mer. En ayant répété cet ancrage à l’entrainement, le simple fait de se dire « zen » ou de visualiser l’image de la mer, lui permettra de se sentir détendu et serein.

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